Grosse peur, petits tracas
Décidément, ma grosse machine aura décidé de me faire chier ces deux dernières semaines. Dernier problème survenu : mon disque archive de 40 Go en FAT32 (fs qui reste utile car inscriptible par la majorité des OS) décide de jouer à une partie de cache-cache. Enfin, pas lui, mais son contenu. Résultat : du jour au lendemain, le volume n’est plus reconnu par Linux ni Windows, et se voit considéré comme espace non alloué. Ce disque contenant tout de même des choses plus qu’importantes (travail sur les sites web, dessins d’art perso…).
Idiot mais débrouillard et surtout plus gland que jamais, je décide quand même qu’il sera plus simple de récupérer l’intégralité de mes données que de recommencer plus de trois ans de travail à zéro. Etant donné que quand on supprime un fichier (ou même tous), que l’on formate un disque, ou même que l’on fait le clown avec ses partitions, les données restent. Elles restent jusqu’à être écrasées de nouveau. L’OS efface simplement l’index du fichier (ou la table dans le cas du disque entier), il ne s’emmerde pas à “blanchir” vos secteurs. Surtout un OS feignasse comme Windows.
La plupart des outils de récupération de disque iront sonder la structure du disque pour retrouver vos fichiers à l’arrache dans les différents clusters. Il faudra les enregistrer un par un sur un autre disque, etc. Long. Voire éprouvant, si vous avez beaucoup de données précieuses à récupérer. Et, en sus des données essentielles que j’ai évoquées ci-dessus, j’avais surtout une formidable archive hentai à sauver. On est motivé ou on ne l’est pas. Ouais, mais on est aussi feignasse.
On se met donc à penser qu’il sera plus simple de réparer la table de partitions, le secteur boot du disque. Comme ça, on ne s’emmerde pas à jouer au puzzle avec des données récup à l’arrache. C’est comme redessiner la carte de son jardin (désolé pour la métaphore débile).
Voilà donc l’objectif de ce post : décerner une petite palme à Testdisk, qui permet d’effectuer ces opérations sans se prendre les bur—.
La feignasse a récupéré l’intégralité son disque formaté, non reconnu, non alloué (etc, ça dépendait de l’OS) sans se faire chier, en 3 secondes. Elle peut donc s’astiquer le 21e doigt sur l’un des doujins dudit disque pour se féliciter. Les oiseaux chantent, les criquets aussi.


