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2007年05月11日

At home dad

Filed under: Nihon made, Séries — Le grand Bubu @ 8:46 pm

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L’histoire d’un salaryman typique (quoique jeune et travaillant dans une boîte de pub pas trop ringarde) avec son épouse qui fait femme au foyer, qui va subitement se retrouver forcé d’échanger sa place avec sa femme. Il se fait éjecter de son boulot, et elle a la chance d’en trouver un à ce moment-là. L’axe dramatique principal, c’est donc la confrontation d’une mentalité jap enracinée et bien plus matchiste que ce qu’il reste chez nous - selon laquelle l’homme est protecteur du foyer avec son honneur blablabla, pendant que bobonne reste à la maison faire le “boulot facile” - avec une réalité toute autre. C’est chaleureux et rempli de situations de la vie de tous les jours. Et d’affection. Moi, j’adhère.

C’est un drama, donc bien sûr pour ceux qui n’aiment pas ça (je fais partie de ces gens qui kiffent d’ailleurs pas beaucoup en temps normal), ça vole pas toujours super haut. Par contre c’est très sympa et ça détend bien. Je le recommanderais surtout parce qu’il est bien pour voir un peu comment est la vie de tous les jours là-bas, notamment chez soi. Formules de politesse et tout et tout. Si vous envisagez de vous rendre au Japon prochainement, ça vous aidera bien plus qu’une dizaine d’anime ou qu’un Kitano.

2007年04月07日

Battlestar Galactica (1978) (2003)

Filed under: Retro, Séries — Le grand Bubu @ 2:31 pm

Série originale que je n’ai jamais eu la chance (?) de regarder, devant me contenter du comic book que j’avais reçu, enfant, d’un ami de mon père.

Humanity lived on twelve colony worlds in a far distant star system. They fought a thousand-year war with the Cylons, war robots created by a reptilian race which expired long ago. Having never been commanded to cease fire, these war robots continuously waged war against the colonials. Mankind was defeated in a sneak attack on their homeworlds conceived by these robotic servants, now referred to as Cylons, and carried out with the help of Baltar (John Colicos). Protected by the last surviving warship, a Battlestar called Galactica, the survivors fled in any ship that could fly. The commander of the Galactica, Commander Adama (Lorne Greene), led this “rag-tag fugitive fleet” in search of a new home on a legendary planet called Earth. The episodes dealt with the fleet’s struggle to survive the Cylon threat and to find Earth. (wikipédia)

Le concept de BSG était proche de celui d’Ulysse 31, en moins fantaisiste - oui, oui, je compare une série et un franime. La recherche de la Terre constitue le synopsis central des deux histoires, en plus du concept de vaisseau(x) perdu(s) toujours poursuivi(s). Dans Galactica, elle (et donc nous, par procuration) joue un rôle de messie bien plus appuyé, car la flotte qui accompagne le battlestar* du même nom emporte avec elle les derniers restes d’une humanité presque complètement exterminée. Une conception assez philanthrope, ce qui me plaisait énormément. Dans ce cadre, j’aurais pu aborder Lost in Space, mais je n’ai jamais vu la série (uniquement le film au rabais). Cette dernière a sans doute inspiré quelque peu Battlestar Galactica, mais le concept de sauvetage de l’espèce humaine est aussi absent, on se limite à la famille Robinson.

*modèle de croiseur spatial

La nouvelle série Battlestar Galactica re-imagining de 2003, que je dois suivre depuis l’été dernier environ, est une tuerie (tenez compte de l’avis super subjectif du fanboy du comic). La mise en scène a beaucoup d’identité, je pense notamment aux “zooms” brutaux qui peuvent parfois nous rappeler les séries sentai japonaises (!), mais qui ici ont la particularité d’être très bien intégrés et de vraiment dynamiser, de vraiment rendre “vivantes” les scènes spatiales, l’espace noir devenant d’un coup beaucoup moins froid, et bien plus actif au travers de la flotte de fourmis humaines en fuite. Un mot à propos du générique : la seconde partie est différente pour chaque épisode, contenant un “avant-goût” de celui-ci. Ci-dessus : épisode “Kobol”.

Le scénario est bien plus sombre et moins fantaisiste, et l’histoire bien entendue beaucoup mieux ficelée, les récentes séries anglophones (BSG, mais aussi Heroes, Lost, Rome, Weeds…) se réclamant d’une qualité qui provient sans doute d’un ras-le-bol général des téléspectateurs envers les séries à rallonge remplies d’épisodes tampon, comme ce qu’il est malheureusement advenu de Stargate SG-1. A noter que les Cylons sont cette fois une invention humaine. Il fallait bien nous saupoudrer d’un peu de culpabilité et d’erreur. D’autres changements notables : Starbuck est une femme, Athena une Cylon (ce n’est pas un spoil, vous saurez qu’elle est Cylon avant de connaître son nom :p). Boxey a un rôle proche de l’inexistant, consistant à se faire sauver à l’arrache de Caprica par Boomer, pour ne plus jamais réapparaître.

Le jeu des personnages est également formidable, je pense notamment au personnage de Baltar (James Callis), qui est vraiment le pilier psychologique et humain des deux premières saisons. Il est toujours dans le rôle du traître, mais ce n’est plus le gros connard sans intérêt de 1978. Un autre jeu qui se détache beaucoup est celui de Katee Sackhoff (Starbuck). Son interprétation de la “femme soldat” (à tendance dépravée) est tout simplement géniale. N’oublions pas non plus Tricia Helfer (Cylon #6), Grace Park (Boomer). Je suis d’ailleurs assez sensible au charme de cette dernière. Enfin, une mention pour Michael Hogan (executive officer Tigh).

Le schéma des saisons est pour l’instant le suivant, assez classique (mais pas ennuyeux !) : une première assez lente qui pose des bases, des engrenages pour la suivante. Une seconde où l’on allume la mèche et tout s’enclenche. Rebelote à partir de la troisième. En fin de chaque saison, l’habituel cliffhanger, les meilleurs étant ceux de la première et de la troisième. A noter qu’en milieu de troisième saison, vous aurez droit à un pic de stress remarquable et particulièrement jouissif.

Sinon, et gratuitement, la gestion des favs de youtube est à chier.