Trinity Blood 1-5

Des vampires, des clercs, du cyberpunk, de l’action sans concession… Et de la production signée Gonzo ! Sortie en 2005, cette série cumule plusieurs idées intéressantes, clairement située à mi-chemin entre Chrno Crusade et Hellsing (deux autres productions à succès de chez Gonzo).
Après l’apocalypse, le monde est divisé en deux blocs qui s’opposent, toujours au bord du conflit : le Vatican, cœur des territoires humains, et l’Empire, territoire des Methuselans. “Methuselan” est le nom religieux des vampires, auparavant utilisé dans la Bible pour qualifier les patriarches qui ont vécu plusieurs centaines d’années. Au milieu de ce joli foutoir (vampires mais aussi sorcières, nations neutres et autres), l’AX, agence spéciale du Vatican, se fait un devoir de régler de manière expéditive les situations les plus délicates. Elle lutte en particulier contre la Rozen Kreuz, une organisation terroriste qui souhaite déclencher une nouvelle guerre entre l’Empire et le Vatican, et les éradiquer.


Le Père Abel Nightroad (ci-dessus dans ses deux formes), héros charismatique de la série, cache bien son jeu sous couvert d’individu gentil et maladroit. C’est en fait un Krsnik (prononcez [kruznik]), autrement dit un vampire se nourrissant du sang des vampires. Il domine donc la chaîne alimentaire, et cela se ressent dans la puissance qu’il déchaîne à l’écran. Ses interventions en mode “berserk” sont attendues par le spectateur et sans appel. Cela n’en fait pas non plus un méchant dâââârk pour autant, puisqu’il sert le Vatican en suivant ses idéaux, étant un ancien ami de la sœur du pape, autre personnage charismatique qui semble être le véritable cerveau politique de l’histoire – son frère étant une véritable chochotte.

Esther Blanchett (ci-dessus), que l’on nous introduit par une petite scène sous la douche (ils ne pouvaient pas y couper, les salauds), est la seconde personnage de l’histoire, celle qui va suivre Nightroad dans son périple à travers ce monde en perdition. Bien roulée, pas très maligne et plutôt ingénue, elle se découvre une vocation pour créer un monde où vampires et humains pourraient coexister - ben voyons - à partir du moment où elle rencontre Abel.
La production roxxe sa race, les character designs étant très bien animés malgré leur complexité, et le mélange pétaradant 2D/3D made in Gonzo faisant toujours aussi bon effet. La charte graphique choisie pour caractériser les armements et vaisseaux de cette époque cyber-steampunk (comprenez par là : futur apocalyptique avec technologie avant-gardiste, mix entre cyberpunk et steampunk) est cohérente et bien choisie. Les effets pyroélectriques sont plutôt originaux et bien foutus pour un anime, surtout du côté des explosions. Un exemple ci-dessous.

Habituellement, on n’a le droit qu’à trois aplats de couleur, toujours le même effet de fumée depuis DBZ, emballé c’est pesé. Ici, les explosions sont réalistes et proches du live.

L’épisode 1 est un épisode classique d’introduction, nous présentant Nightroad, son côté limite kawai et son côté krsnik berserk. On est tout de suite mis dans l’ambiance avec l’histoire d’apocalypse et une mise en relief de la haine des vampires envers les humains. Dommage qu’on ne revoie pas pour l’instant Jessica, la petite pilote qu’Abel sauve dans l’histoire. Elle ferait un bon sujet de doujinshi.

J’ai apprécié le 2 pour l’introduction de la thématique des sorcières, avec justification niveau expériences génétiques etc. Les sorcières sont des humains ayant des pouvoirs télépathiques allant jusqu’à la manipulation du conscient d’autrui. On découvre aussi le personnage de Tres, un prêtre qui n’est autre qu’un robot. Son pragmatisme, ses « affirmatif », « négatif », et sa façon de griller sur un court-circuit intentionnel de la part d’Abel sont des plus amusant. Le personnage ne manque pas non plus de panache pour les fusillades.

Episodes 3 et 4 : intéressants pour la Star - élément de Lost Technology se basant sur un satellite façon Golden Eye - et le personnage du marquis Gyula, qui rappelle le Gankutsu-ô par bien des côtés (son amour perdu, son côté vampire noble, sa classe…). L’histoire se passe à Irstvan, point stratégique important vu qu’il constitue le « pont » entre l’Empire et le Vatican. En outre, comment se fait-il que Nightroad puisse s’identifier en tant que commandant des Nations Unies devant le satellite ? Est-ce parce qu’il était là à l’époque ? oô
Accessoirement, ces deux épisodes introduisent le personnage d’Esther. La pauvre, elle a tué pour venger sa mère, et maintenant ça la constipe (encore un perso victime qui va m’énerver).

Rien de spécialement intéressant dans l’épisode 5. Esther est toujours aussi nunuche, en revanche on s’amuse de voir à quel point le pape est une lavette. Le reste de l’AX constitue une équipe sympathique en dehors de Tres et Abel, notamment le Professeur et ses inventions farfelues. L’histoire se déroule cette fois à Rome, et je suis plutôt satisfait de la reconstitution, ayant déjà été sur place deux fois. J’accorde pas mal d’importance à la documentation des studios sur les villes dépeintes dans les anime (chose dans laquelle IG excelle, par exemple).
La suite à découvrir soi-même
Scrines par moi (si si, sérieusement !), sauf première image.




