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2006年06月28日

Trinity Blood 1-5

Filed under: Gonzo — Le grand Bubu @ 3:51 pm

Des vampires, des clercs, du cyberpunk, de l’action sans concession… Et de la production signée Gonzo ! Sortie en 2005, cette série cumule plusieurs idées intéressantes, clairement située à mi-chemin entre Chrno Crusade et Hellsing (deux autres productions à succès de chez Gonzo).

Après l’apocalypse, le monde est divisé en deux blocs qui s’opposent, toujours au bord du conflit : le Vatican, cœur des territoires humains, et l’Empire, territoire des Methuselans. “Methuselan” est le nom religieux des vampires, auparavant utilisé dans la Bible pour qualifier les patriarches qui ont vécu plusieurs centaines d’années. Au milieu de ce joli foutoir (vampires mais aussi sorcières, nations neutres et autres), l’AX, agence spéciale du Vatican, se fait un devoir de régler de manière expéditive les situations les plus délicates. Elle lutte en particulier contre la Rozen Kreuz, une organisation terroriste qui souhaite déclencher une nouvelle guerre entre l’Empire et le Vatican, et les éradiquer.

Le Père Abel Nightroad (ci-dessus dans ses deux formes), héros charismatique de la série, cache bien son jeu sous couvert d’individu gentil et maladroit. C’est en fait un Krsnik (prononcez [kruznik]), autrement dit un vampire se nourrissant du sang des vampires. Il domine donc la chaîne alimentaire, et cela se ressent dans la puissance qu’il déchaîne à l’écran. Ses interventions en mode “berserk” sont attendues par le spectateur et sans appel. Cela n’en fait pas non plus un méchant dâââârk pour autant, puisqu’il sert le Vatican en suivant ses idéaux, étant un ancien ami de la sœur du pape, autre personnage charismatique qui semble être le véritable cerveau politique de l’histoire – son frère étant une véritable chochotte.

Esther Blanchett (ci-dessus), que l’on nous introduit par une petite scène sous la douche (ils ne pouvaient pas y couper, les salauds), est la seconde personnage de l’histoire, celle qui va suivre Nightroad dans son périple à travers ce monde en perdition. Bien roulée, pas très maligne et plutôt ingénue, elle se découvre une vocation pour créer un monde où vampires et humains pourraient coexister - ben voyons - à partir du moment où elle rencontre Abel.

La production roxxe sa race, les character designs étant très bien animés malgré leur complexité, et le mélange pétaradant 2D/3D made in Gonzo faisant toujours aussi bon effet. La charte graphique choisie pour caractériser les armements et vaisseaux de cette époque cyber-steampunk (comprenez par là : futur apocalyptique avec technologie avant-gardiste, mix entre cyberpunk et steampunk) est cohérente et bien choisie. Les effets pyroélectriques sont plutôt originaux et bien foutus pour un anime, surtout du côté des explosions. Un exemple ci-dessous.

Habituellement, on n’a le droit qu’à trois aplats de couleur, toujours le même effet de fumée depuis DBZ, emballé c’est pesé. Ici, les explosions sont réalistes et proches du live.

L’épisode 1 est un épisode classique d’introduction, nous présentant Nightroad, son côté limite kawai et son côté krsnik berserk. On est tout de suite mis dans l’ambiance avec l’histoire d’apocalypse et une mise en relief de la haine des vampires envers les humains. Dommage qu’on ne revoie pas pour l’instant Jessica, la petite pilote qu’Abel sauve dans l’histoire. Elle ferait un bon sujet de doujinshi.

J’ai apprécié le 2 pour l’introduction de la thématique des sorcières, avec justification niveau expériences génétiques etc. Les sorcières sont des humains ayant des pouvoirs télépathiques allant jusqu’à la manipulation du conscient d’autrui. On découvre aussi le personnage de Tres, un prêtre qui n’est autre qu’un robot. Son pragmatisme, ses « affirmatif », « négatif », et sa façon de griller sur un court-circuit intentionnel de la part d’Abel sont des plus amusant. Le personnage ne manque pas non plus de panache pour les fusillades.

Episodes 3 et 4 : intéressants pour la Star - élément de Lost Technology se basant sur un satellite façon Golden Eye - et le personnage du marquis Gyula, qui rappelle le Gankutsu-ô par bien des côtés (son amour perdu, son côté vampire noble, sa classe…). L’histoire se passe à Irstvan, point stratégique important vu qu’il constitue le « pont » entre l’Empire et le Vatican. En outre, comment se fait-il que Nightroad puisse s’identifier en tant que commandant des Nations Unies devant le satellite ? Est-ce parce qu’il était là à l’époque ? oô

Accessoirement, ces deux épisodes introduisent le personnage d’Esther. La pauvre, elle a tué pour venger sa mère, et maintenant ça la constipe (encore un perso victime qui va m’énerver).

Rien de spécialement intéressant dans l’épisode 5. Esther est toujours aussi nunuche, en revanche on s’amuse de voir à quel point le pape est une lavette. Le reste de l’AX constitue une équipe sympathique en dehors de Tres et Abel, notamment le Professeur et ses inventions farfelues. L’histoire se déroule cette fois à Rome, et je suis plutôt satisfait de la reconstitution, ayant déjà été sur place deux fois. J’accorde pas mal d’importance à la documentation des studios sur les villes dépeintes dans les anime (chose dans laquelle IG excelle, par exemple).

La suite à découvrir soi-même ;)

Scrines par moi (si si, sérieusement !), sauf première image.

2006年04月24日

Gate Keepers

Filed under: Gonzo — Le grand Bubu @ 10:48 am

Le plus kitsch des anime !

art-gate.gif

Produite en 2000 au studio Gonzo, cette série est un typique sentai (série de héros avec base secrète et grosses machines). Nous y suivons les aventures des gate keepers (sans blague !), de jeunes lycéens disposant chacun du “pouvoir des portes”, à l’exception de deux de leurs membres qui ont un rôle essentiellement humoristique. Cette idée de “porte” est en fait un prétexte pour varier les capacités spéciales détenues par chacun des héros. Ainsi, Shun et Ruriko, les deux personnages principaux, ont respectivement le pouvoir de la “porte du vent” (attaques d’air) et de la “porte de la vie” (guérison, flèche mortelle). De même, Megumi utilise la “porte de protection” (bouclier infranchissable), Reiko la “porte de l’illusion” (mélodie hypnotisante), etc. Les portes ont un côté réaliste car elles puisent leur énergie dans d’autres dimensions. Cet aspect réaliste permet de combiner dans une seule série pouvoirs surnaturels, envahisseurs “paranormaux” et ambiance sixties.

Comme en témoigne le générique !

Plus kitsch que ça, tu meurs. Gonzo ne connaît décidément aucune demi-mesure.

Le début de série, un peu poussif jusqu’à l’épisode 8, sert à mettre en place le contexte très rétro et chic d’un Japon fantasmatique des années 60, sous la pression constante de la menace des “envahisseurs”, les ennemis de nos héros. Tout ceci avec une organisation internationale de protection de la planète, A.e.g.i.s, disposant d’une base secrète au Japon, située sous le lycée de nos amis. Le commandeur de cette “division de l’extrême-orient” se démarque par un flegme et une classe désarmante, qui en rajoute fortement au côté kitsch de la série. Les envahisseurs, par leur design ringard (ci-dessous) mais qui colle très bien à la série, sont aussi un emblème du kitsch dans Gate Keepers. Leurs attaques se font dans le plus pur style sentai, avec une attaque finale à échelle de géant (pas des robots ou de monstres titanesques, mais des envahisseurs empilés les uns sur les autres comme des lego, autre prétexte pour varier). Ce qui contraste d’ailleurs avec le fait que les méchas utilisés par les gate keepers font en fait assez peu surface pendant la série, juste aux moments-clé. Les “véhicules” des gate keepers, à savoir une voiture, un car, et un avion transformables, sont plus souvent utilisés et renforcent aussi le côté sentai de la série par leur apparition en clôture du générique, comme symboles.

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Ce début de série permet aussi d’esquisser le caractère des personnages qui vont rejoindre un à un la gate keepers team et A.e.g.i.s : Shun le niais au grand coeur (ép 1&2), Ruriko l’ex-complexée (déjà membre d’A.e.g.i.s à l’origine, autrefois amie d’enfance de Shun), Reiko la distraite (ép 3), Bancho et ses emportements héroïques (ép 4), Kaoru la sportive (ép 5), Fei l’énergique (ép 7), Megumi la condescendante (ép 8 ). Ces héros ont tous des raisons et des problèmes différents, abordés pendant les temps morts de la série.

Au programme, beaucoup d’action, une pointe de mystère sur les envahisseurs (éclaircie dans la série d’oav suivante, gate keepers 21), de la rancoeur (le charismatique Reiji alias Shadow, détenteur de la porte noire), du sentiment (Shun + Kaoru + Ruriko, joli triangle), mais surtout beaucoup, énormément de kitsch ! Que ce soit par sa nature de sentai ou par les manifestations des généraux envahisseurs comme Kikai Shogun et son mythique “heil vader”, Gate Keepers est vraiment l’anime kitsch par excellence.