Sukiyaki Western Django en DVD
Enfin sorti ! Pour ceux qui ne commanderont pas le DVD en import, qui n’auront pas le courage d’attendre la sortie en France, eh bien… Tant pis, c’est ballot
On se rafraîchit la mémoire avec la bande-annonce :
Etant sur place et l’ayant vu lors de sa sortie à Tôkyô, je peux témoinger d’un certain engouement général pour le film, pour ma part très justifié.Django est un savant mélange de western classique et film de samouraïs, anachronie et steampunk à l’appui. Le réalisateur étant un bon copain de Tarantino, ce dernier joue rôle dans le film, même si ses apparitions sont limitées. Le film met en scène gun man, un héros anonyme - tout à fait dans le style du bon vieux Clint - qui débarque dans une ville perdue, disputée par deux clans : les Genji (blancs) et les Heike (rouges). Réunis pour se battre à nouveau après la bataille de Dannoura, survenue il y a plusieurs siècles déjà, les clans cherchent à enrôler gun man pour assurer leur suprématie. Mais quelles sont ses vraies intentions ? Quel lien a-t-il avec l’enfant qui porte les couleurs rouge et blanche ? Où est passée la Légendaire Tireuse ? Go cinoche
Les deux éléments importants :
Voix : Fait par des Japonais, joué par des Japonais, mais tourné en Anglais. Non, je déconne pas. Et pourtant, on pourrait s’attendre à une catastrophe, mais je n’ai pas eu de difficulté particulière à comprendre la plupart des acteurs. Quant à savoir si un doublage anglais sera refait pour les Américains frileux… le temps nous le dira.
Charisme : S’il devait y avoir une raison principale au charisme de SWD, ce serait d’abord sa réalisation qui colle parfaitement aux codes du style western. Le héros solo, le détournement de convoi, la femme aiguicheuse mais pas tant que ça, le pendu aux portes de la ville,… Ensuite, Django est avant tout une idée originale, bien que le samourai western ait déjà été effleuré auparavant. Ce cap passé, concrètement, le film sait rester mystique et dynamiquement soutenu, tout en introduisant une bonne part de délire qui ne détruit pas son sérieux. Les deux chefs de clans y compris. Kiyomori est un bouffon notoire, et Yoshitsune, peut-être le perso le plus gacktien et stylé du film, sait pas mal déconner lui aussi (épisode de Benkei). A contrario, Kiyomori est capable de devenir un personnage sérieux (épisode d’Akira, le père de l’enfant), tout en gardant sa connerie. Enfin, dans Sukiyaki il y a sukiyaki, donc bien entendu le film est blindé d’eye candies pour les fanboys du Japon, ce qui après tout faisait partie du topo
Dernière mention perso pour :
- les apparitions de Tarantino [/fanboy]
- le thème du film, un coup de coeur


