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NTI - Nagoya Technical Institute
L’université que j’aimerais bien intégrer. Yuki et Andô ont été bien aimables de me faire une visite guidée de l’endroit. Et cette fois, les photos sont présentes
Le campus du NTI est assez grand, plus que celui de mon école d’ingénieurs à Paris. Il y a plusieurs hectares de bâtiments + des terrains sportifs, sans que la chose soit pour autant aussi impressionnante que l’université principale de Nagoya (名古屋大学 - Nagoya Daigaku).
J’ai eu l’occasion de parler avec deux professeurs, chacun étant une éminente pointure dans son domaine, reconnu à travers le Japon. Le second professeur notamment, Shintani-sensei, est célèbre dans le cercle japonais de la recherche en intelligence artificielle. J’ai pu voir en avant-première un nouveau concept pour lequel un brevet sera bientôt déposé : une couche d’abstraction en matière de téléphones portables, par l’intermédiaire d’un browser en flash (pour cellphone, donc) qui permet de naviguer sur n’importe quel type de site web, encapsulant automatiquement police et encodage (!). L’intelligence artificielle intervient ici en matière de répartition des charges et processus sur un ensemble de serveurs, utilisant la théorie des jeux. La théorie des jeux est employée dans des protocoles à l’image du célèbre bittorrent. N’ayant pas un vocabulaire scientifique abondant en japonais, certaines choses ont dû m’être expliquées dans la langue de Shakespeare. C’est la seule fois où j’aurai parlé Anglais pour une autre raison que demander un mot japonais !
C’est décidément un domaine dans lequel j’aimerais travailler. J’ai aussi pu, dans la conversation, mettre le doigt sur les recherches en gameplay - l’autre grande partie de la branche jeux en intelligence artificielle. La recherche en gameplay ne semble pas être très valorisée au Japon, et certainement pas dans les cercles académiques.
Anecdote intéressante sur le NTI, une partie de son campus recèle quelques trésors archéologiques, notamment ce monticule abritant des tombeaux de rois antiques :
Dans mon ancien lycée (Henri IV, Paris), l’une des cours recelait semblable trésor, des tombeaux de l’époque de Clovis.
C’était la minute archéologique :p
La salle de recherche où Andô travaille sur les ultrasons :
On voit clairement que certains étudiants sont malgré tout atteints d’otakuïsme
Même Yuki connaît Haruhi Suzumiya !
Notons aussi la présence d’un lit dans le coin (au fond sur la première photo), pour dormir le matin en cas de nuit blanche acharnée à travailler. Pratique ! On remarque aussi que les étudiants ont leur propre ordinateur et travaillent pour la plupart en dual screen. Il y a encore du chemin à faire par chez nous.
S’ensuit un déjeuner à la cafétéria locale :
Puis, l’après-midi, discussions avec divers groupes de recherche, notamment un groupe d’étudiants qui travaillent sur la reconnaissance de voix et de mouvement pour les robots. Un robot-samurai qui fait des prises de Juu-jutsu, un robot-bébé qui vous fait des additions ! Et qui, bien sûr, a oublié son appareil photo numérique dans la cafétéria à ce moment-là ? Bibi, bien sûr
Une photo du poste de recherche de Tatsuya, qui tourne sous Vine (distro japonaise de linux) :
Kamimaezu - quartier commercial
On y trouve quelques magasins à l’image des célèbres otaku shops d’Akihabara. Les mangas “dérangeants” ne sont même pas en fond de magasin ou sur étagères surélevées, ce qui est toujours déroutant pour le gaijin au début. (gaijin = argot local pour désigner un étranger)
Je me suis offert ceci :
Les trois font 20cm, et pas plus de 3000 yen pour l’ensemble. Soit une vingtaine d’euros.
Dans le coin du quartier commercial, on trouve également des temples comme celui-ci :
Une caractéristique du paysage urbain japonais : les câbles. Ceux-ci ne sont jamais enterrés, à cause des tremblements de terre. On pourrait penser de prime abord que c’est une entorse au paysage, mais personnellement je trouve que ça a un certain charme…
Terminons par quelque chose d’insolite : ce bâtiment à la façade repeinte, comme nous en avons à Paris :
Bowling
Un petit bowling le soir, ça ne fait pas de mal. Après avoir mangé au McDo-like japonais, on se rend au dégommage de quilles. Photos au hasard d’un carrefour :
Comme il faut du temps pour libérer les places au bowling, on se balade dans le centre de jeux à côté. On y trouve des machines de pachinko et de tout un tas de jeux d’argent, ainsi que des UFO catcher.
Il n’y a pas que les peluches que l’on puisse attraper ! Regardez bien…
De retour au bowling … Bah, les vidéos parleront mieux d’elles-même !
Toutes les heures, les joueurs ont le droit à un special game où toutes les pistes de bowling s’affrontent simultanément, indépendamment des scores. Notre tir ne fut pas fameux :p
Second special (après la fin de notre partie, qui dura deux bonnes heures) :




