Le nombre de forums rpg hébergés sur le serveur BDG Squad est passé de 3 à 4 cette nuit, avec l’arrivée d’Antsua, forum d’une ancienneté le rendant plus que respectable. C’était aussi l’occasion d’utiliser le nom de domaine de Symphonia (forum-rpg.net), le projet d’Amonita et de Viper Dragoon.
Produite en 2000 au studio Gonzo, cette série est un typique sentai (série de héros avec base secrète et grosses machines). Nous y suivons les aventures des gate keepers (sans blague !), de jeunes lycéens disposant chacun du “pouvoir des portes”, à l’exception de deux de leurs membres qui ont un rôle essentiellement humoristique. Cette idée de “porte” est en fait un prétexte pour varier les capacités spéciales détenues par chacun des héros. Ainsi, Shun et Ruriko, les deux personnages principaux, ont respectivement le pouvoir de la “porte du vent” (attaques d’air) et de la “porte de la vie” (guérison, flèche mortelle). De même, Megumi utilise la “porte de protection” (bouclier infranchissable), Reiko la “porte de l’illusion” (mélodie hypnotisante), etc. Les portes ont un côté réaliste car elles puisent leur énergie dans d’autres dimensions. Cet aspect réaliste permet de combiner dans une seule série pouvoirs surnaturels, envahisseurs “paranormaux” et ambiance sixties.
Comme en témoigne le générique !
Plus kitsch que ça, tu meurs. Gonzo ne connaît décidément aucune demi-mesure.
Le début de série, un peu poussif jusqu’à l’épisode 8, sert à mettre en place le contexte très rétro et chic d’un Japon fantasmatique des années 60, sous la pression constante de la menace des “envahisseurs”, les ennemis de nos héros. Tout ceci avec une organisation internationale de protection de la planète, A.e.g.i.s, disposant d’une base secrète au Japon, située sous le lycée de nos amis. Le commandeur de cette “division de l’extrême-orient” se démarque par un flegme et une classe désarmante, qui en rajoute fortement au côté kitsch de la série. Les envahisseurs, par leur design ringard (ci-dessous) mais qui colle très bien à la série, sont aussi un emblème du kitsch dans Gate Keepers. Leurs attaques se font dans le plus pur style sentai, avec une attaque finale à échelle de géant (pas des robots ou de monstres titanesques, mais des envahisseurs empilés les uns sur les autres comme des lego, autre prétexte pour varier). Ce qui contraste d’ailleurs avec le fait que les méchas utilisés par les gate keepers font en fait assez peu surface pendant la série, juste aux moments-clé. Les “véhicules” des gate keepers, à savoir une voiture, un car, et un avion transformables, sont plus souvent utilisés et renforcent aussi le côté sentai de la série par leur apparition en clôture du générique, comme symboles.
Ce début de série permet aussi d’esquisser le caractère des personnages qui vont rejoindre un à un la gate keepers team et A.e.g.i.s : Shun le niais au grand coeur (ép 1&2), Ruriko l’ex-complexée (déjà membre d’A.e.g.i.s à l’origine, autrefois amie d’enfance de Shun), Reiko la distraite (ép 3), Bancho et ses emportements héroïques (ép 4), Kaoru la sportive (ép 5), Fei l’énergique (ép 7), Megumi la condescendante (ép 8 ). Ces héros ont tous des raisons et des problèmes différents, abordés pendant les temps morts de la série.
Au programme, beaucoup d’action, une pointe de mystère sur les envahisseurs (éclaircie dans la série d’oav suivante, gate keepers 21), de la rancoeur (le charismatique Reiji alias Shadow, détenteur de la porte noire), du sentiment (Shun + Kaoru + Ruriko, joli triangle), mais surtout beaucoup, énormément de kitsch ! Que ce soit par sa nature de sentai ou par les manifestations des généraux envahisseurs comme Kikai Shogun et son mythique “heil vader”, Gate Keepers est vraiment l’anime kitsch par excellence.